
Parce que trop de jeunes veulent apprendre …
mais n'en ont pas les moyens.
RAISE est né d'une conviction simple : la pauvreté ne devrait jamais décider à la place d'un jeune. Pas de son avenir. Pas de son potentiel. Pas de ses rêves.
Au Cameroun, des milliers de jeunes aspirent à aller à l'école, apprendre, construire leur avenir. Ils sont motivés. Désireux de réussir. Prêts à s'investir.
Pourtant, leur parcours est souvent fragilisé – non pas par manque de volonté, mais par manque de moyens. La réalité économique s'impose avant même que le talent puisse s'exprimer.
Progressivement, l'école devient difficile à maintenir. Les rêves se réduisent. Les perspectives s'effacent. Et une vie entière bascule – souvent pour 2000 Fcfa.
En 2017, lors de mes études dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, j'ai été confrontée à une réalité qui m'a profondément marquée.
Dans la résidence où je vivais, il n'était pas rare de voir des enfants de 08-12 ans effectuer le travail de ménage chez des résidents, très souvent pendant les heures de classe.
Un jour, l'une d'elles s'approche de moi. Elle s'appelait Mariam (nom d'emprunt). Je lui pose la question que je n'avais jamais eu l'occasion de poser : “ Pourquoi tu ne vas pas à l'école ? ”
Elle ne va pas à l'école parce que
Personne ne pouvait payer ses frais de scolarité.
Le montant ? 2000 Fcfa.
À ce moment-là, je comprends qu'un parcours peut s'arrêter… pour presque rien.
Mariam était une enfant vive, curieuse, pleine de potentiel. J'ai décidé de l'accompagner avec les moyens que je disposais.
Mais en rencontrant sa famille, une autre réalité s'impose : une précarité extrême, une fratrie nombreuse, et très peu d'enfants scolarisés. Mariam n'était pas un cas isolé.
Les années passent. Elle continue. Mais dans des conditions difficiles : longues distances à pied, fatigue, très souvent le ventre vide.
C'est là que je comprends
une chose essentielle
Payer les frais de scolarité ne suffit pas.
Un jour, en classe de 3ème, elle m'appelle. Elle me parle d'un concours national pour devenir gardien de paix. Ce n'était pas son rêve, c'est l'option qu'elle voulait prendre par dépit, se disant que le BEPC était déjà inespéré pour elle.
Son rêve, c'était de faire de grandes études et de devenir avocate. Mais les contraintes financières commençaient à redéfinir ses choix.
A cet instant, j'ai réalisé :
Un parcours ne s'arrête pas par un manque de capacité ou de volonté, mais bien par manque de moyens… au mauvais moment.
Cet expérience a marqué un tournant.
Aider une seule personne ne suffisait pas. Porter ce fardeau seul ne ferait que limiter l'impact… Il fallait penser solution et impact pour y remédier :
RAISE est né
de cette prise de conscience.
— Anonyme, Fondateur de RAISE.
L'histoire de Mariam reflète une situation structurelle, documentée par plusieurs indicateurs.
Un enfant né aujourd'hui n'atteindra que 40% de son plein potentiel.
Une large part de la population vit sous le seuil national de pauvreté qui est à environ 25 000 Fcfa/mois.
Un enfant né aujourd'hui n'atteindra que 40% de son plein potentiel.
Ce que ces chiffres signifient concrètement :
Ce qui commence comme une difficulté individuelle devient rapidement un enjeu collectif. A l'échelle d'un pays, des milliers de potentiels inexploités freinent le développement économique et social.
A l'inverse, un jeune soutenu, orienté, accompagné – c'est un futur acteur de sa communauté. Quelqu'un qui transmet, qui entreprend, qui construit.
Agir aujourd'hui, ce n'est pas seulement répondre à une urgence.
C'est participer à la construction d'un avenir plus solide.
C'est aussi s'investir pour le développement du Cameroun.
C'est dans ce contexte que RAISE a été créé : pour apporter une réponse structurée, concrète et durable – à travers 03 programmes complémentaires